« Je ne t'oblige en rien, ne le fait pas ! ». Quand il mit les pieds pour la première fois à la mosquée, il fut étonné d'être accueilli aussi chaleureusement. « Mes parents ne toléreront pas un musulman converti », malgré cela il persista.
L'année qui suivi fut emplie de moment insupportable où la peur emplie la raison de la jeune demoiselle, « tu mens, tu n'es qu'un menteur, quoi que tu fasses tu resteras toujours un menteur, tu m'as trahi ! Jamais notre amour ne sera possible ! Il n'ya plus d'espoir ! Oublis-moi ! ». Ces crises à répétition eurent aussi raison de lui, alors qu'elle déversait sa frustration à coup de paroles dévastatrices, lui se rouait de coups, tapait contre les mures de sa chambre, se griffait le visage et l'implorait de toute ses forces vocales de le pardonner. Il n'abandonna pas et tout deux se relevèrent de chacune de ces crises de paniques encore plus fort car durant cette même année ils vécurent des instants où leur symbiose transformait ce qui auparavant étaient d'immenses barrières infranchissables en poussières. Leur bonheur sans retenu guérissait tout leur plaies. Elle s'entendait même dire « combien aurons-nous d'enfant ? Je voudrais rester près de toi pour la vie, je ne veux pas te perdre ».
Un jour elle lui demanda de l'accompagner en vue de voir son frère, juste l'accompagner et rester à l'écart quand elle le verrait, « je te préviens tu tante quoi que ce soit c'est fini entre nous, je me jette sur les railles ! » alors qu'au fond d'elle, elle n'espérait qu'une chose, que son bien-aimé demande sa main à son frère.
Terrorisé à l'idée de la perdre, il prit sur lui, resta où elle lui avait dit de rester, torturé par ce désir viscéral d'aller parler à ce qui aurait pu être son beau frère.
Un autre jour, elle vint chez lui, ils passèrent une matinée des plus agréables, elle était emplie de bonheur, mais soudain un raz de marée ensevelie ses pensées, « ces instants ne sont qu'éphémère, je ne contrôle plus rien, je suis coincée, entre la volonté de ne pas décevoir ma mère et celle de vivre avec lui », elle craqua comme jamais elle ne l'avait fait, dans un état de rage irrépressible elle voulu le fuir « laisses moi passer, laisses moi sortir, lâches moi ! », il résista la reteint « dit moi ce qu'il y a, parles moi ! », elle en vint aux mains, il ne put la retenir mais la poursuivi dans la rue, tentant de la retenir, encaissant les coups, les mots qui blessent et les insultes. Elle revint chez lui, toujours dans cette même rage effaçant toutes traces d'elle dans son ordinateur, c'était tout ce qui lui restait d'elle quand elle était loin de lui. Il tenta de l'en empêcher, en vain, la suppliant de revenir à elle, continuant à encaisser les coups et les insultes, n'ayant d'autre choix que d'attendre qu'elle retrouve ses esprits.
Ce jour là, la petite demoiselle avait lâché prise, vidant toute sa frustration, sa peur, ses horreurs. Lui n'abandonna pas, même s'il le voulait, c'était plus fort que lui, il ne pouvait lui en vouloir, elle était le sens de sa vie, sans elle, il ne serait rien. « Je ne m'excuserais pas ! » disait-elle, alors que chez elle, elle pleurait au remort de sa perte de contrôle.
Elle comptait sur la fin de l'année, la fin des partiels pour mettre un terme à leur relation ayant choisi de ne pas décevoir sa famille. Cependant le temps passe et ne se contrôle, ce temps qui a probablement contribué à sa folie. Les partiels fini, elle menti à ses parents pour vivre une semaine rêvée avec lui. Ils plongeaient dans un bonheur sans limite. Encor une fois, elle se laissa profiter d'une vie paisible en repoussant les barrières.
Le retour des grandes vacances approcha, ils s'étaient juré de ne plus jamais revivre ce qui s'était produit l'année précédente, quoi qu'il advienne. Mais la distance lui permit de trahis cette promesse, elle fit tout pour se convaincre qu'ils ne pouvaient vivre ensemble, « perpétuer cette erreur ». A son retour elle se saisie de ses faiblesses pour le réduire en moins que rien, il devint fou, cria son pardon, perdit toutes ses forces, continuant de se faire du mal sans s'en rendre compte. Ne pouvant lui communiquer sa détresse il la harcela, n'en dormi plus, perdant le goût des aliments, du plaisir, du bonheur, subissant le temps, la vie, en attendant de la revoir, incapable d'éliminer les barrières qu'elle s'était construite grâce à la distance. « Pour protéger ma vie, je suis capable de tout ! ». Elle parvint à refouler l'amour qu'elle avait pour lui. Il ne cessa de se détruire.
La petite demoiselle piétinait le château de sable du petit homme, celui-ci le reconstruit, elle réitéra, il recommença, sans qu'aucun d'eux ne cesse, jusqu'à épuisement.
« Demain ma cousine me proposera une rencontre arrangé avec un gars du pays, je vais dire oui »
...
« Je m'en fou de ta réaction, tu te pleins, tu te fais passer pour une victime auprès des autres, me faisant passer pour la pire des connasses, t'es pitoyable ! Nous deux c'est mort ! »
...
« Quoi ?! Tu comptes me demander ma main devant mes parents !! T'as pas intérêt à faire ça, je laisserais personne gâcher ma vie ! Crois moi tu vas le regretter à mort si tu fais ça !!! »
Personne ne sait ce que pense vraiment la jeune demoiselle, malgré toutes ses paroles et ces gestes, elle est prisonnière de ses peurs, confronté au choix du confort ou de la liberté.
Le petit homme ouvre la cage pour l'envole de l'oiseau vers l'Eden.
Cela fait trois heures et dix minutes que j'écris cette histoire, la blancheur du ciel a laissée place à de beaux nuages d'un ton jaunâtre. Aujourd'hui c'est l'aïd, des centaines de musulman défilent devant moi, priant Allah pour le pardon de tout leur pêché, vivant leur Islam, religion de tolérance, rassemblant toutes les ethnies, considérant les convertis comme leur frères, il en est cependant certains qui ne l'entendent pas de cette oreille, aveuglé par leur intolérance, soyons plus intelligents qu'eux et tolérons nous, acceptons nos différences et nos ressemblance afin d'éradiquer ces discriminations qui sont tant de fardeaux pour toutes l'humanité, à toutes les échelles, capable de malmener l'amour autant que de tuer des millier de personnes chaque jours dans le monde.
Croyez-vous en l'amour entre deux être différent de part leur ethnie ou leur religion ?
Que diriez-vous au petit homme ou à la jeune demoiselle si vous étiez en face d'eux ?

