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สวัสดครับ...

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Enfant tu crois que la vie tourne autour de toi, que les étoiles brillent pour toi et que la neige ne fond que sur tes doigts... mais pourtant tu saisis petit à petit qu'il y a des choses dont tu ne peux maîtriser...ces choses sont les preuves de ton incapacité voir même de ton inutilité... Ta grand mère t'aime elle t'encourage et fait de toi le roi ou la reine du monde, dans ses bras elle te serre fort, et à travers ses yeux c'est la vie, l'amour, et la force que tu vois, ses gens qui t'entourent s'animent et t'accompagnent te suivent et te guident. Un jours tu es au parc avec ta grand mère dans son regard la force se perd. On t'apprend la signification du mot aimer, du mot courage, puis vient l'apprentissage du mot cancer... elle garde le sourire et souffre à l'intérieure, elle maigri de jour en jour mais te porte et joue toujours avec toi, tu sens qu'elle ne va pas mais le mot mort n'était qu'abstrait dans ton dictionnaire intérieure. Les chimios la tue plus qu'il ne la sauve et toi tu es spectateur de cette tragédie pensant qu'il s'agissait que d'une mauvaise période et que tout s'arrangerait. Sa maigreur t'effraye, allongé dans son lit la seringue au bras elle est pâle mais te sourit toujours, elle ne peut plus te porter, tu lui parle des fourmis de l'école de ta dernière dictée chaotique mais rien y fait tu veux remuer le monde à la recherche d'un remède miracle, pourquoi dans tout ces dessins animés à la con on ne meurt jamais pourquoi les sourires et la joie abondent alors que chez toi on se tait on pleur dans l'ombre quand il n'y a plus personne. Les jours et les nuits défilent lentement puis vient ce fameux soir ou sans le savoir c'est la dernière foi que tu l'embrasseras, cet "à demain" que tu lui dis ne se concrétisera plus jamais. Le lendemain ta mère t'annonce sa mort, tu la traites de menteuse, on ne meurt pas on ne vit plus, pourquoi elle, tu n'as que 6 ans et tu te fais la promesse de ne jamais l'oublié de jamais oublier tout c'est moments qui te paraissaient naturelles, quotidiens et qui maintenant seront des pierres précieuses enfermées dans le coffre d'une vie qui ne sera plus jamais la même. Cinq ans ont passés et tu ne l'as jamais oublié elle à souvent hanté tes rêves, au sommet de la falaise ou dans le jardin d'un château, elle était là, elle ne parlait jamais mais t'écoutait toujours et préservait son sourire, les moindres traits de son visage était ancrés en toi, au réveille la déchirure faisait de ta journée une torture. Pendant ces cinq années son mari à présent veuf à préféré vivre chez vous plutôt que de survivre dans la solitude où les souvenirs avec elle inonderaient perpétuellement ses lourdes paupières. Votre lien s'accroît, il est plus présent que ton propre père et rythme ta vie de ses histoires du passé. Jusqu'au jour ou ces chutes deviennent de plus en plus fréquentes, et ses propos perdent de leurs sens, tu le vois périr à petit feu. Il ne te reconnaît plus, pour lui tu n'es rien, un jour le petit voleur de bétail l'autre jours celui qui ramène le courrier. Tout s'effondre, tout est si fragile, tout est si éphémère, a quoi bon s'attacher et se mettre à aimer alors que nous sommes tous condamné. L'hôpital devient sa deuxième demeure, dans son lit tu lui parle des pierres que tu collectionnes, cette pièce blanche est devenue la pièce de la peur, chaque fois que tu te réveilles tu crains sa mort, tu veux le voir tout les jours toutes les heures, pas lui, pas maintenant. Cette nuit là ils étaient tous présent dans la pièce de la peur, ils souriaient tous pour se montrer fort, ils parlaient du beau temps et du dernier matche de foot, du dernier mariage princier, lui était là, l'oeil vitreux, comprenait-il ce qui se disait, nous voyait-il, qui sait, il tentait parfois de parler mais sa traché s'était collée, cette fois tu compris que c'était le dernier adieux, tu le serras fort dans tes bras pour ressentir sa vie et les battements de son coeur, tu ne le quittas des yeux jusqu'a la clôture de cette porte blanche. Cette nuit tu ne fermas les yeux, elle puis lui, la mort de vieillesse n'est-elle donc qu'un mythe? Dans les chambres d'à cotés tu entends les sanglots. Le jour de l'enterrement ils pleurent tous, eux qui ne faisaient que feindre la joie le jour de sa mort. Et maintenant à qui le tours ta mère ton père ou tout simplement toi. Enfant tu croyais que la vie tournait autour de toi, que les étoiles brillaient pour toi et que la neige ne fondait que sur tes doigts. Adulte tu tournes autour de la vie sans vraiment l'atteindre, tout comme ses étoiles qui s'éloignent de toi, et cette neige qui fond à perte de vue ne rêvant que d'une chose t'engloutir à jamais.
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# Posté le samedi 19 avril 2008 21:34

Modifié le mardi 27 mai 2008 13:41

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